Mine põhisisu juurde

Secret dévoilé : Une chercheuse explique le rôle des gènes dans l’apparence

19/05/2024

Jana Krajco

6 minutes de lecture

Le destin de notre peau, de nos cheveux et de notre condition physique est-il entre nos mains, ou bien les dés sont-ils jetés depuis le début et on doit s’en remettre à nos « bons gènes » ? Si vous vous êtes déjà posé la question, vous n’êtes pas les seuls. Pour obtenir la réponse, nous nous sommes adressés à la chercheuse et ingénieur Barbora Procházková, PhD, qui a grandement contribué au développement des tests génétiques Chromozoom.

Dans la série Friends, un des personnages principaux, Rachel, craint que sa fille n’hérite de son nez d’origine. Dans quelle mesure ce genre de peur est-il fondé ?

La génétique joue sans conteste un rôle important dans la détermination de nos caractéristiques physiques, dont la forme du nez. Mais il faut savoir que notre apparence est le résultat d’une combinaison des gènes transmis par nos deux parents, et elle peut être influencée par de nombreux gènes différents. Il est ainsi possible qu’un enfant hérite de certaines caractéristiques du nez de sa mère et d’autres de son père, ce qui peut donner une forme de nez complètement différente.

Pour ce qui est de l’apparence de notre peau, de nos cheveux, ou de notre morphologie générale, est-il possible d’exprimer, en termes de pourcentage par exemple, dans quelle mesure elle est déterminée par les gènes ? 

Il est difficile de donner un pourcentage précis, car l’apparence est multifactorielle, et donc déterminée par de nombreux gènes, mais aussi par leur interaction avec l’environnement. 

Et peut-on dire dans quelle mesure nous pouvons nous-mêmes influencer l’état de notre peau, de nos cheveux ou de notre condition physique ?

Le mode de vie, l’entretien du corps, l’alimentation et l’exposition au soleil, aux produits chimiques et aux substances toxiques, y contribuent de façon non négligeable. Ce qui veut dire que, même si nous avons certaines prédispositions génétiques, nos habitudes quotidiennes peuvent influencer la manière dont ces prédispositions vont se manifester. La génétique peut, par exemple, nous prédisposer au surpoids, mais notre mode de vie et notre alimentation sont absolument cruciaux pour son développement réel.

Aidez vos gènes avec un soin anti-âge de qualité

Y a-t-il, à votre avis, un domaine où les gènes jouent un rôle plus important qu’ailleurs ?

Les gènes jouent un rôle majeur dans la détermination de notre morphologie, de notre type de peau, de notre couleur de cheveux et des principaux traits de notre visage. Néanmoins, même dans ces domaines, l’environnement et le mode de vie ont un impact. 

Quand on parle des gènes, la discussion tourne souvent autour des rides. Quand je regarde ma maman qui a très peu de rides, est-ce que je peux me sentir rassurée ? 

On dit souvent qu’en choisissant son partenaire, il est intéressant de regarder ses parents, pour savoir ce qui nous attend... Si votre maman a très peu de rides, il est probable que vous ayez de bonnes prédispositions génétiques. Mais à nouveau, j’insiste sur le fait que la génétique n’est pas le seul facteur qui influence l’apparition des rides. Même avec de bons gènes, il est nécessaire d’appliquer des soins adaptés en prévention.

Les hommes, quant à eux, sont souvent préoccupés par la chute ou le grisonnement précoce de leurs cheveux. Si les gènes ne nous sont pas favorables de ce côté, est-il vraiment possible de lutter contre ? 

Oui, il existe des manières de lutter contre le grisonnement ou la chute des cheveux précoce, même si ces deux problèmes sont en partie déterminés génétiquement. On peut suivre des procédures thérapeutiques, prendre des compléments alimentaires, mais des changements de mode de vie et de soins capillaires peuvent également constituer une bonne prévention. Du moins, ils peuvent permettre de ralentir le processus. Les dermatologues et les trichologues peuvent, eux aussi, proposer une solution personnalisée – et plus vous commencez tôt à prendre les choses en main, idéalement avant que les symptômes ne se développent, plus vous avez de chances de réussir.

Les assistants anti-chute de cheveux

Ce qui nous amène au constat que nous ne sommes pas condamnés à accepter nos prédispositions génétiques en regardant nos parents : la science peut nous aider. Comment, plus précisément ? 

Les progrès scientifiques et les tests génétiques peuvent aider à trouver à quels problèmes nous sommes prédisposés. Cela permet de prendre des mesures préventives et éventuellement de commencer une traitement approprié à temps. 

Ne risque-t-on pas d’être trop influencés par ces informations et de vivre dans la peur de ce qui nous attend ?

Bien sûr, cela dépend de chacun, de son caractère, comment il va pouvoir gérer ce genre d’information. Cette question est cruciale, notamment pour les tests de prédisposition aux maladies pour lesquelles il n’y a pas de prévention possible et parfois pas de traitement. Dans ces cas, l’information peut être délétère en ce qu’elle peut déstabiliser notre état mental. 

C’est donc une affaire très individuelle. Il vaut sans doute mieux bien réfléchir avant de se lancer dans les tests...

Certains veulent savoir combien « de temps il leur reste » pour profiter de ce temps. Pour d’autres, ce savoir peut être destructeur sur le plan psychologique. Il faudrait donc vraiment prendre le temps de réfléchir avant de se faire tester, et ne pas prendre à la légère les effets que les résultats peuvent produire sur nous.

Voilà, c’est clair maintenant : on ne peut pas blâmer les gènes pour tout ce qui nous arrive, ni leur faire entièrement confiance, tout (ou presque tout) est entre nos mains. Et vous, qu’en dites-vous, cette découverte vous incite-t-elle à changer votre mode de vie ou votre routine de soins quotidienne ?